Ca y est, le Bresil m'ouvre ses portes...
Apres un come-back US d'une semaine dans une des villes les plus stereotypees du territoire americain, Miami, et y avoir retrouve avec un plaisir immense mes amis polonais (ceux la meme avec lesquels j'avais passe une semaine au Viet Nam), me voila atterrissant au petit matin a Salvador de Bahia....sous la pluie (et oui, ca arrive meme a moi !). Premier contact humide donc ...
Je rejoins tant bien que mal l'auberge de jeunesse que je me suis reservee... Precision utile: apres avoir fait mes premiers pas en espagnol pendant 3.5 semaines a Cuba, allons-y en portugais..Notions de base: zero pointe...(et ca ne changera pas beaucoup par la suite). Pas evident de trouver le bus qui me conduit en ville, pas evident de demander son chemin.. un peu galere meme mais j'ai connu pire donc...ca va .
Salvador de Bahia, ma premiere destination: 2eme ville du pays pour son carnaval qui attire foule en fevrier.Plus de 2.7 millions d'habitants. Ville principale de la province de Bahia, qui danse au rythme de la capoeira, danse issue des esclaves... Plus qu'aucune autre ville ailleurs, les descendants des esclaves africains sont parvenus a preserver ici leur culture, tant en matiere de musique, que de religion, de cuisine ou de danse.
Je sejourne donc en plein coeur historique, dans le "Pelo" ( le pelourinho pour etre exact - le nom designe le poteau auquel on attachait les esclaves autrefois pour les vendre aux encheres...).
A mon arrivee, dans mon dortoir "cage a poules" (que dire d'autres quand on est a 10 dans 20m2 a tout casser ? ), je retrouve des sonorites familieres a mon oreille.. Je rencontre en effet une fille francaise, super sympa, avec laquelle je vais passer environ 4 a 5 jours. Non seulement elle est adorable, mais en plus, elle parle un portugais parfait, appris en 6 mois sur le tas, a faire jalouser bien du monde. Chapeau bas, mademoiselle ! Respect...
Je decouvre donc la ville et les premieres impressions - vous savez a quel point elles peuvent marquer - sont celles d'une ville ou il faut faire attention a son sac !! Et oui, premier "braquage" d'appareil photo dans un casier de l'auberge, premiere tentative de "piquage" de porte monnaie dans la rue (pas sur moi)... Bon, allez, on arrete.. En tous cas, pour ceux qui me connaissent, j'ai tendance a prendre ce genre d'info au second degre..Ok, sur le coup , ca me refroidit un peu et je fais alors attention a laisser mon passeport a l'auberge, a garder mon ordi a cote de mon lit la nuit, mais ca ne va pas plus loin.. Malgre les permanents conseils de prudence, les bonnes habitudes sont difficiles a changer et je continue a user et a abuser de mon appareil photo en public... On ne se refait pas ! Comment remplir mon blog apres ?!
Rues pietonnes, j'en profite donc pour aller "pietonner", m'impregner des couleurs, des odeurs et des sonorites locales. Je me laisse tenter des le premier jour par la degustation d'une moqueca, plat typique du coin, ragout de poisson ou de fruits de mer a base de lait de coco, de piment et de l'huile de dende (huile de palmier). Le tout est servi avec riz et feijao (haricots secs), cuisines avec des oignons, et de l'ail. Le riz est agremente de tomates et on saupoudre les haricots de farofa (farine de manioc). Je laisse de cote le riz et le manioc mais je me regale du reste, tres juteux, tres gouteux... c'est presque un plat pour deux mais j'en ferai mon affaire tellement je me regale... Lecon de cuisine, facon bresil, chapitre 1 !
Le ventre est plein, je peux donc deambuler de toutes mes forces dans cette ville aux monuments historiques, plus impressionnants les uns que les autres... Pas bien entretenus, quel dommage de voir la noirceur s'installer petit a petit ... Mais une architecture unique qui impose le respect... Les livres parlent de son centre comme d'un musee a ciel ouvert..c'est vrai. Une cathedrale jesuite, qui brille par sa simplicite et son elegance, une eglise franciscaine, une eglise carmelite et le joyau de la ville: une eglise baroque, riche d'un chandelier en argent de plus de 80 kg, d'ornement en or et surtout d'azuelos (carreaux de ceramique)qui ornent le cloitre du couvent. Quelques carreaux sont meme marques de messages en latin,..de vraies lecons de vie, je dois reconnaitre, plus que de morale "religieuse". Donc, voila une ville ou les amateurs d'architecture se regalent. Mais pas seulement eux... la musique, toujours la musique...
Salavador de Bahia
Un autre jour est l'occasion d'une escapade au sud de la ville par bus jusqu'a la Peninsule d'Itapagipe pour aller visiter l'Igreja NS de Bonfim. Mais il est essentiel de vous dire quelques mots avant sur le trajet en bus.
Oubliez tout ce que vous pouvez connaitre sur les bus francais, les horaires, la signalisation routiere...ici, c'est un autre monde. Deja, pour arriver a "choper" le bus qui vous convienne, il faut avoir d'excellents yeux car les directions sont marquees sur une petite pancarte a l'avant du bus qui roule plus vite que vous ne le feriez vous memes avec votre voiture sur le periph ! Pas d'horaires etablis, ils arrivent quand ils veulent. Ils s'arretent les uns devant les autres, les uns a cote des autres (sur plusieurs voies donc)..et quand ils vous voient...parce que si vous ne les helez pas, c'est roule ma poule, et t'es bonne pour tenter le suivant..
Montee a l'arriere du bus avec un 'controleur" a qui tu paies ton ticket et ensuite, si t'as la chance d'avoir un siege, c'est tant mieux. Sinon, tu as interet a t'accrocher aux branches. Deja que meme assise, la stabilite est plus qu'aleatoire (et si vous avez suivi mes aventures, vous savez que mon centre de gravite a tendance a se deplacer aisement vers le bas). Ici, les limitations de vitesse, c'est de la pure deco routiere. Une derniere, ne pas oublier de signaler son arret en temps et en heure, l'arret n'est pas automatique et en plus, avec la vitesse, si tu t'y prends pas a l'avance, c'est cuit !
Ah, j'allais oublier, il y a meme des chauffeurs qui profitent des feux rouges pour dormir au volant..si, si, c'est du vecu, vrai de vrai...
Bon, je reviens a notre excursion du jour a l'eglise de Bonfim avec ma nouvelle amie francaise. Il y a quand meme des choses a dire sur l'endroit assez unique, il faut le reconnaitre. Aux yeux des locaux, l'endroit est sacre: on attribuerait au Senhor do Bonfim (autrement dit Jesus) des pouvoirs de guerison miraculeux. Du coup, c'est devenu un endroit de pelerinage tres frequente, le terme n'est pas trop fort. On est arrive a l'heure d'une "messe", eglise pleine donc, et il y avait meme une femme dans l'allee, au milieu des autres gens, qui avancait a genoux vers la coeur... La foi a ses raisons que la raison "ignore" (???!!!) On n'est pas a Lourdes cote affluence, mais par contre, cote intensite, pas de jaloux. On est dans un pays extrement croyant, (et pratiquant), ne l'oublions pas.
Autre specificite du lieu, plus pour les touristes, ce sont les fitas, des petits bracelets de tissu (vendus par d'innombrales personnes) que l'on lie autour du poignet en faisant 3 noeuds. Au moment de l'attacher, on fait un voeu et quand le bracelet se casse, le voeu est cense se realiser. Le casser "expres" avant vous expose a des "represailles", forcement. Un conseil, alors, soyez plus intelligent que moi: si vous allez la bas, faites un voeu pour lequel vous avez la patience d'attendre !!! Et oui, mes neurones sont quelquefois un peu fatiguees !
(a mon grand desespoir, il est toujours accroche a mon poignet a ce jour...)
Ceci dit le lieu est agreable, malgre les dizaines de vendeurs en tout genre, des lors que l'on s'eloigne un peu. C'est ce qu'on a fait en allant vers le bord de l'eau (et oui, on est sur une peninsule). On est arrive sur un bord de mer un peu "noirci" mais en continuant a deambuler, on a decouvert une cote super agreable pour marcher. Occasion plus qu'excellente de se meler aux gens, un dimanche en plus ou ils sont en dilettante (plus que les autres jours, je veux dire).
Bord de mer, donc plage, donc joueurs de foot et de volley (torses nus, mesdemoiselles, ..!!)... Plein de petites baracas de bords de mer pour grignoter un morceau, du sandwich a la brochette de viande grillee sur un barbecue de fortune, ou encore petits mets un peu plus elabores dont je vous parlerai plus tard.
...et musique, FORCEMENT ! Impensable autrement et surtout, bien forte... Sans oublier notre ami Soleil, plus que jamais present..ah, j'adore les dimanches comme ca !!!
Je me suis donc regalee de crevettes fraiches degustees sur la plage tandis qu'Anne Cecile se calait un creux avec un Acaraje, autre specialite locale. Voila une chose encore que je me ferai un plaisir de decouvrir quelques jours tard, details a suivre. On a donc passe une excellente journee entre balade, soleil, visite d'eglise, et papotage de fille, ouaih chouette...
Journee qui s'est terminee en poussant la balade un peu plus loin de l'autre cote de la peninsule jusqu'a un ancien fort: au final, une vue panoramique sur Salvador avec au premier plan une plage... dur dur la vie de touriste ! Et quand on rentre, devinez quoi, on est fatigue..incroyable, non..???
Autre journee: c'est une escapade en bateau dans la baie de Salvador, la "Baie de tous les Saints" - a notre arrivee au bateau, on sent l'attrape touriste mais au final une tres belle journee. Les iles etaient agreables, et la journee en bateau vraiment sympa contre toute attente. J'ai decouvert une chose extraordinaire sur les bresiliens: cette capacite a avoir, quelle que soient les generations, une meme culture musicale. Quand la musique demarre, c'est tout le monde qui se mets a danser et a chanter, qu'ils aient 25 ou 50 ans... Vraiment formidable et impensable chez nous...Pourquoi est-ce si different chez nous ?
Escapade dans la Baie de tous les Saints
La miss et moi, comme on s'entend bien, on decide donc d'aller visiter ensemble le lendemain Cachoeira et Sao Felix, deux villes en une, situees a quelques 2h de route en bus de Salvador et d'y passer une nuit. C'est l'occasion de voir quelque chose de different que la ville, ses eglises et ses bus completement fous.
Cachoeira est celebre ici pour son tabac (le meilleur du Bresil, soit disant..)et pour le candomble, une autre danse traditionnelle. J'y reviens un peu plus loin. La ville, enfin plutot un village a mes yeux de "simple" touriste, est belle avec ses batiments bien conserves (la ville a ete riche avant..) mais le tour est vite fait. Le cadre est vraiment joli, c'est la campagne bresilienne avec la lenteur et la douceur de vivre typiques de ce genre de lieu.
Du coup, on prend notre temps et c'est plus que sympa. On loge,(on s'est fait plaisir), dans un beau couvent reconverti en auberge plutot BCBG..mais quelle n'est pas notre deception de voir que la piscine sur laquelle on avait fonde de grands espoirs de rafraichissement merite, a oublie d'etre nettoyee..au panier les maillots, ce sera pour une autre fois. Ceci dit, le lieu merite le detour.. c'est unique et on profite de ce batiment exceptionnel presque que pour nous. C'est magique.... Par contre, pas de crainte, aucun risque de reconversion eventuelle, ..non, non..
Dans Cachoeira, on a, au hasard d'une visite, l'occasion de se faire guider dans la petite ville et de se faire expliquer le candomble, et meme de visiter une maison de candomble. Ca y est, l'heure du cours est arrivee, desolee. Qu'est-ce que le candomble ? C'est en fait une danse qui constitue pour beaucoup d'Afro-bresiliens un lien avec leurs ancetres d'Afrique au travers des dieux auxquels ils font appel. Jeux de costumes,appel aux esprits, transe etc, etc.. La deco de la maison est plus que glauque, entre paille, poupees deconfites, photos noir et blanc, statues, offrandes... C'est assez difficile a apprehender pour nous, c'est meme assez etrange... L'ambiance de cette maison nous a laisse l'impression d'etre entrees de plein fouet dans un film de serie b , style " la maison aux esprits": on touche du doigt quelque chose de finalement imperceptible mais on y comprends rien..Il nous manque les regles du jeu, meme si on tente de nous les expliquer... Endroit empreint de plein de mysticisme.. Heureusement, il faisait jour....
Notre periple a Cachoeira se terminera par la visite du village attenant Sao Felix, en particulier la fabrique de cigares, apparemment ce qui a fait la renommee et une partie de la richesse de la ville. Bel endroit, mais en meme temps, quand vous avez visite Cuba avant..vous voyez ce que je veux dire, sans paraitre blasee, c'est interessant mais "petit".
Cachoeira, Sao Felix
Retour a Salvador, et il est l'heure pour la miss qui m'a supporte ces quelques jours de rentrer chez elle, en France. Dernier repas dans un super resto pour marquer le coup, on se regale, on decouvre quantite de specialites locales et leurs variantes. On se goinfre,mais... "elegamment". C'est marrant comme le ventre, dans la culture francaise, revient souvent sur le tapis..ou peut etre que c'est moi.
Le lendemain, petit footing dans les rues de Salvador au petit matin jusqu'a la baie qui me permettra de decouvrir une autre partie de la ville, notamment les plages qui bordent le littoral. Super joli coin, je reviens plein d'energie reconstituee avec un de sport qui fait du bien au corps et a la tete..
Je decide alors qu'il est temps de partir pour d'autres horizons, et notamment pour Lencois et le parc national qui borde cette ville: Chapada de Diamantina. J'y vais dans l'espoir d'une rando de 3 jours dans un des plus joli coin de la region, j'en serai pour mes frais. Pas possible, trop peu de gens pour y aller donc trop cher....
Lencois
Je me rabats donc sur une ballade a la journee a une cascade, la plus haute je crois du Bresil: Fumaca. Rando de groupe de 3/4heures a peine : pas de quoi s'epoumoner mais juste le moyen de decouvrir un joli endroit. La cascade en elle meme, je l'avoue, ne m'a pas impressionnee; par contre, l'endroit avec un surplomb dans le vide a reussi a me faire avoir le vertige. Les gens rampaient au bord de la falaise pour apercevoir le petit lac au-dessous de la cascade. La trouille au ventre, j'ai essaye, j'ai rampe sur le bord mais pas assez loin pour voir le lac. La photo, mince: comment faire ? Le guide se devoue alors pour la faire a ma place. Ah sacre vertige..
Chapada de Diamantina
Deux jours a Lencois donc, joli village vraiment hors du temps, et je reprends la route. Vous me connaissez, j'ai rapidement des fourmis dans les jambes ! Changement de cap complet... direction Itacare, petite plage sur la cote atlantique.
Changement de cap, c'est sur: petit village de pecheur que j'atteins apres de longues, longues heures de bus. Mais, ca vaut le coup: pas grand chose a y faire , simplement a se laisser porter en bord de mer. Mais ca me fait du bien et je vais y faire mes plus belles photos de plage, c'est pas peu dire. J'ai l'impression de decouvrir un petit paradis sur terre. Rappelez vous quand j'ai erre sur ma belle plage de Cuba en fin de sejour... Memes impressions: je n'etais pas seule ici pourtant et pas besoin de faire 20 kms a velo pour atteindre cet endroit mais un sentiment incroyable de bien etre et de plenitude que je n'ai pas connu depuis un moment. Meme si tout va toujours bien dans la tete et le corps, je decouvre a travers cet endroit un vrai plaisir du laisser aller.
Quel bonheur cette chaleur, le soleil qui me "cuit" de la tete aux pieds..je me laisse aller a la bronzette au soleil, pas un nuage au-dessus de ma tete, pas un bruit...du bonheur a l'etat pur..Seule avec moi-meme, je me laisse aller aussi a la reverie, a la sieste..J'adore ce sentiment ou tout est simple, tout est vrai, ...comment ne pas rester plus longtemps, la vie parait si douce, si facile a ce moment la..
Itacare
Deux jours et ca y est, je repars, un bus direction Porto Seguro, toujours sur la cote, pas pour y rester mais simplement pour y prendre un avion qui doit me conduire a Ouro Preto, une autre ville, une autre province, les distances sont enormes et me voila un peu fatiguee par le bus..
Porto Seguro donc, pas grand chose a en dire, je ne fais qu'y passer, j'occupe la journee tant bien que mal car mon avion n'est qu'a 3h du mat et je suis arrivee dans cette ville au matin vers 8h. Autant dire que du temps, j'en ai... Je me decide donc pour une escapade sur une autre ville du littoral a 1h de Porto Seguro. Mais premiere mission: me delester du sac a dos. Je me tape donc plus de 30 min de marche jusqu'a l'aeroport pour le deposer dans une consigne et la, oh surprise...PAS DE CONSIGNE !!!! Galere, galere, ... Je finis par trouver un bar de ce minuscule aeroport qui accepte moyennant fortune de me garder mon sac jusqu'au decollage. C'est bien connu, en payant, on peut tout faire (ou presque...).
Epuisee apres cette marche sportive jusqu'a l'aeroport, j'en repars plus legere pour aller choper un bus jusqu'au petit village de Transoco que j'ai prevu de visiter pour occuper ma journee. Parait-il que c'est super joli.. Ok, cadre tres sympa, mais est-ce la fatigue, je n'y vois rien d'extraordinaire.. Faut dire que ma derniere plage m'a laisse une impression tellement forte que les autres a cote vont avoir du boulot pour m'impressionner !!!
Transit a Trancoso
La visite du village est rapide et je finirais par retourner a Porto Seguro vers 17h. Je me dis alors que je vais attendre l'avion ici a l'aeroport. Mais, comment dire... L'aeroport est petit et apres l'affluence de l'heure du a un depart proche, plus personne dans ce foutu aeroport, je me dis alors que poireauter jusqu'a 3h du mat va etre plus que long ! Pas une boutique ouverte, a croire qu'ils sont aux 35H !!!
Solution de repli, je me trouve un hotel a moins d'un kilometre de l'aeroport pour y dormir un peu. Car il, faut bien l'avouer: tous ces trajets en bus, longs, tres longs m'ont epuisee.. D'abord, visite du coeur historique de la ville puis retour a l'hotel ou je m'endors donc tres tot (a peine 10h, un exploit pour moi).
Heureusement, j'avais eu la sage precaution de demander a ce qu'on me reveille. Precaution utile car ma montre n'est pas assez vivace pour me reveiller...(encore une fois..)
Porto Seguro, le coeur historique
Ouro Preto, j'y arrive donc, oh bonheur, apres seulement, une heure d'avion et une heure de bus (en bus seul, il m'aurait fallu plus de 16h ou 17h..no comment).
Et la, c'est un pur joyau architectural qui s'offre a moi. Vous rajoutez a ca des collines verdoyantes, des rues pavees (ceux qui connaissent la Dordogne comprendront), des ruelles en forme de montagnes russes a donner des crampes aux pus grands sportifs et vous aurez Ouro Preto. Autant vous dire que si vous etes amateur d'eglises, vous avez de quoi vous regaler: plus d'une vingtaine d'eglise sur cette petite ville. Et quand bien meme, les eglises, ca ne serait pas votre truc, vous vous regalez de la vue sur les collines et des ruelles. Cette ville a une ame, c'est incontestable ! Vous l'aurez compris, j'ai accroche tout de suite... Pas un coup de foudre, mais cette ville vous prends et vous hypnotise avant meme que vous vous en soyez apercu.. C'est beau partout, ou que vous posiez les yeux, ca vous captive... L'impresion incroyable d'etre dans une ville a taille humaine, une ville qui a une histoire (d'eglises certes mais une histoire quand meme), une force a travers le temps.. J'ai adore me perdre dans ces ruelles, avec cette chaleur persistante... le climat est lourd mais l'atmosphere legere. Je ne vous referai pas l'histoire de ces eglises, j'avoue avoir oublie un peu..en plus, je prefere y laisser un halo de mystere ou plutot une touche d'inconnu qui donne un peu plus de beaute a cette ville.
Ouro Preto
Je me decide 2 jours apres de partir pour un petit village pas tres loin de la Tiradentes, a ce qu'il parait aussi aussi mais a une autre echelle.. un village de campagne en somme.
Et la, retour a la realite, pas par rapport a ce village, mais par rapport au logement. Je n'ai rien reserve et quand j'y arrive, difficile de trouver un logement pas cher.. je vais alors passer plus d'une heure, en pleine apres midi, sous une chaleur accablante a errer dans ces ruelles pavees la aussi a chercher une chambre.. Une redoutable epreuve de force..je suis videe, mon sac me pese comme jamais, je transpire tellement que j'ai l'impression de vider un seau d'eau (avec de moins bonnes odeurs je l'avoue..). Je crois que jamais je n'ai autant souffert de ce foutu sac a dos et quand enfin je trouve un toit, apres une douche et avoir englouti un nombre dementiel de biscuits et de gateaux, a faire palir tous les dieteticiens de la terre, je m'apercois que j'ai perdu (apres tous ca) quand meme plus de 1 kilo entre le matin et l'apres midi..Incroyable...
Chocolat chaud que je degotte dans le village, super bon, et je me reconstitue petit a petit. Autres gourmandises pour se faire du bien..impossible de faire autrement, je passerais a cote de quelque chose !
Le lendemain, c'est une ballade dans les montagnes a la lueur du jour que je m'improvise..super joli cette brume dans les collines.. 3h de marche plus tard, apres m'etre regale de payasages et m'etre degourdi les jambes, je reviens pour regaler d'un petit dej salvateur..il faut ce qu'il faut....
Tiradentes
Autre village, a cote de Tiradentes, Sao Jao del Rei
Deux jours passes dans Tiradentes et je pars pour "the" capitale , je vous le donne en mille............. RIO DE JANEIRO....
Plus qu'une ville, un mythe.... Direction mon hotel, a COPACABANA... des noms qui ont une sonorite familiere, du genre on en a parle un jour mais c'est tellement loin, tellement impossible.... La samba et tout ce qui va avec: tout le monde a plein d'idee dans la tete et la on y est, j'y suis..RIO s'offre a moi avec toutes ses extravagances, ses contradictions, son rythme, sa musique mais aussi sa pollution, sa pauvrete et ses favellas... Rio, je crois, on aime ou on deteste, on est "carioca" de coeur ou pas..on peut apprendre a aimer mais ca n'est pas pareil...
Rio pour moi, les premieres impressions, c'est malheureusement... rien ou plutot du noir, de la pollution et une plage Copacabana plutot surfaite... Je me dis alors: c'est pas possible, il doit y avoir autre chose, je ne peux pas rester sur cette impression, je n'aime pas les choses negatives et tellement de gens m'en ont dit du bien, voire meme l'amour qu'ils ont pour cette ville...il faut que je cherche encore et encore, et je trouverai, c'est sur..
Pas le premier jour, ou j'erre dans la ville, l'auberge en plus ou je suis n'a rien d'exceptionnel, un numero, un point c'est tout.. Pas le deuxieme ou je tente d'aller faire mon jogging autour de la lagune: j'en reviens decue, c'est pollue, bruyant (on est tout a cote de la route) et je ne trouve rien de special... Cherche ma petite steph, cherche bien, tu vas finir pas trouver c'est sur..
Et je lendemain, je me ballade dans les differents quartiers..on se sent pas specialement a l'aise, encore ces foutus conseils de prudence que certains passants m'assenent ("rangez votre appareil photo, ne vous promenez pas seule ici, c'est pas tres prudent..".) . Ca part d'une bonne intention mais ca me donne un sentiment de malaise qui me gene.. je n'ai jamais fonctionne comme ca, vous le savez...
La journee passe et le soir me porte jusqu'au quartier de Santa Teresa, quartier du plus ancien tramway encore en fonctionnement et qui traverse ou plutot qui touche de tres pres les favellas, autrement dit certains des coins les plus pauvres de Rio, et c'est pas peu dire..
Il est plus de 19h30 et je me demande quoi faire: pas tres heureux d'aller dans ce coin la a cette heure-ci..Et oui, quelquefois, j'entends les conseils de prudence... Je prends quand meme ce tramway, mythique... J'attends qu'il demarre et pendant ce temps, j'apercois au loin, grace a mon appareil photo, le Corcovado ou plutot le Christ redempteur..Vous savez le christ les bras ouvert sur les heuteurs de rio..Une image qui a fait le tour du monde.....et la , je commence a comprendre...C'est fascinant...
Le tramway demarre et la, Rio petit a petit, au bruit du cliquetis bien reconnaissable du tram, s'offre a moi, de nuit et c'est tout simplement magnifique... L'une des plus belles vues de nuit que j'ai eu l'occasion de voir... c'est captivant: ces lumieres, les hauteurs de la ville que l'on penetre.. et la, on sens toute le force et la puissance de cette ville..toute sa beaute , violente, je dirais, qui se devoile... Rio on aime ou on deteste, je vous l'ai dit... Je vais donc decouvrir la ville de nuit et c'est comme ca que je vais l'aimer... Je reste dans ce tram, je ne suis pas totalement inconsciente non plus, l'heure n'est pas adequate pour une fille seule dans ce quartier.. Je me laisse porter le temps d'un aller retour en tram dans cette ville.. C'est certain, il faut que j'aille plus loin encore, la prochaine fois...
Rio
Ce ne sera que deux jours plsu tard..Car j'ai decide d'une escapade sur la cote au sud de Rio, a 4h de bus, vers Paraty, la belle, une ville presque "bourgeoise" mais tres belle et qui attend son heure de gloire pour une inscription au Patrimoine Mondial de l'Unesco..
Et c'est qu'elle le meriterait, cette ville, aussi touristique soit-elle, aussi bcbg qu'elle y paraisse a la beaute sauvage de ces villes de bord de mer. Elle a affiche une fierte indecente mais elle possede une douceur de vivre, et un caractere incroyable...Encore des rues pavees, des lumieres qui magnifient chacun des batiments et des murs de la ville...Elle possede dans son sillage proche, quelques unes des plus plages du sud du pays.. J'irai les decouvrir. J'y goute aussi le meilleur jus d'acai, ce fruit que l'on ne trouve qu'ici au Bresil, originaire d'Amazonie, aux vertus energisantes et bienfaitrices incroyables et dont les bresiliens raffolent...
Cette petite ville me plait meme si elle est l'occasion pour moi de perdre la deuxieme paire de lunettes de soleil..on ne se refait pas....
Paraty
Je rentre donc sur Rio apres 2.5 jours passes ici..Il me tarde d'en voir plus sur Rio et le temps m'est compte...Pour la premiere fois depuis les Etats Unis, j'attends un paquet unique sur Sao Paulo qui arrive par avion et il faut que j'y sois quelques jours plus tard....Je l'attends avec impatience, trop precieux, bien trop precieux...
Rio donc, rio toujours....
Je reviens tard de Paraty et apres une nuit de repos bien merite, je veux aller decouvrir Rio..je n'ai plus qu'un jour et demi avant de devoir prendre le bus..pas de temps a perdre...
Le temps est couvert mais je ne me decourage pas..tant pis...
Je commence donc par retourner a Santa Teresa et son tramway..ses favellas toutes proches..Je vais y faire mes plus belles photos de Rio...Ce quartier a une force, une ame, une vie incroyable...Des petits restos avec une vue extraordinaire sur Rio, ne l'oubliez pas, il faut le tram pour y monter... On sens que ce quartier a une histoire. Des boutiques de deco, d'art...Je descends tres rapidement du tram pour sillonner le qartier a pieds, le long de cette ligne de tram dont, a mon grand regret, je ne m'eloignerai pas..Et oui, pas d'imprudence non plus, meme si c'est la journee, il ne faut pas tenter le diable... Le long de cette ligne de tram, comme un fil d'ariane que je suis, je decouvre des maisons delabrees, j'entrapercois des ruelles menant a des quartiers dits moins "frequentables"..et les favellas, je sors mon appareil photo, mon zoom, je suis seule dans la rue et la, une voiture passe..Je me fais klaxonner: est-ce le fait "banal" d'une fille seule dans la rue ou est-ce le fait d'une personne seule dans ce quartier ...Je n'en sais rien, et ca me fait ranger rapidement mon appareil, pas de voyeurisme excessif...
Cette ligne de tram, je la suis jusqu'a son terme presque et c'est l'occasion encore de faire et de refaire des photos..Le Christ redempteur au loin, ses bras grand ouverts, et a ses pieds les favellas...curieux melange mais ca me fascine, je dois le reconnaitre.. Ma chance, je dis bien ma chance, est d'etre seule le long de cette ligne de tram.. Chanceuse car ca me permets ainsi de saisir avec plus de violence encore l'importance et la force des lieux..Je m'en impregne, je vole des bruits, des silences, des odeurs, des images et je me remplis l'esprit et le coeur de cette ambiance si particuliere... Les lieux semblent deserts, rien pour moi, en plein apres midi, un dimanche...c'est absurde...et pourtant...
La chaleur et la moiteur de la journee ajoute a l'ambiance si "penetrante" de la ville, du quartier... Tout est si fort ici....
Santa Teresa
L'heure tourne, je m'oublie et il est temps pour moi de penser a aller voir ce fameux christ redempteur avant que la lumiere ne soit moins belle...C'est l'oeil et l'exigence du photographe que je ne suis pas qui refait surface... Forcement, mon cote Calimero revient...Je me perds en bus, j'ai du mal a demander mon chemin...Ah sacre espagnol (la je parlais de la langue..-;), je perds du temps forcement, si on peut dire ca... Des gens adorables vont m'aider a retrouver ma route et enfin je parviens a mon but... Je suis au pieds du site..Encore un petit train a perdre pour atteindre le sommet...
Et la, au sommet, je decouvre une invasion de touristes... C'est horrible le monde qu'il y a ..Mais en meme temps, le site est grandiose et je pese mes mots: toute la baie de Rio s'etends devant mes yeux et aux pieds de ce Christ Redempteur, le Corcovado.. C'est immense, c'est somptueux... la baie de Rio est plus que belle. Elle est unique: je vois tout... Du Pain de sucre, ce dome naturel incroyable avec son telepherique, la plage de Copacabana, celle d'Ipanema, ..de l'autre cote, le stade de la Maracana... Et la, photos obligatoires pour mon Papa cheri..mythique ce stade, immense...le soir meme, il y a un match qui s'y joue...trop juste pour moi d'y aller mais j'y aurais bien fait une incursion...
Le Corcovado, ou Christ redempteur
Cette baie de Rio laisse donc une sensation d'immensite impressionnante et la pollution que j'ai decouverte le premier jour s'efface petit a petit. On comprend que Rio est une ville tentaculaire, bordee d'une vegetation dense, de collines qui donnent de la douceur et de la rondeur a la ville... Rio, c'est tout ca a la fois...difficile de n'en donner qu'un seul qualificatif, impossible meme...
Dire que j'aime cette ville est un bien grand mot..J'ai d'abord deteste puis j'ai ete fascinee..Santa Teresa, Le corcovado, ses collines...
Rio touche donc a sa fin mais c'est pour du meilleur.... encore...si si c'est possible..
Direction donc Sao Paulo, ville d'envergure internationale..la ville etudiante, la ville eclairee, la ville multiculturelle par excellence,..la ville des restaurants varies, des musees... une ville tentaculaire... San Paolo, c'est tout ca a la fois !!!!
Mais pour moi, c'est LA VILLE ou ma petite Vivi vient me retrouver pour 15 jours. Impatience, excitation..apres tant de mois...
Je la recupere donc a l'aeroport, avec son backpack, mon backpack (voyage de nuit depuis rio)..et l'attente est longue..2h pour debarquer, il faut bien ca ! Il faut savoir se faire desirer... C'est reussi.. Emotion, larmes (les miennes), fatigue tout est la, mais on ne retient qu'une chose: un plaisir immense..
Direction l'hotel..on se pose dans le centre, pratique pour acceder a tout mais pas tres joli joli...des sans abris partout, des poubelles partout, par terre...pas le meilleur quartier de la ville, c'est sur.. mais des bons prix !!!! pas cher, M'dame..
On se refait une sante, une toilette et hop on part a la decouverte de la ville..
Arpentage de rues, premier repas,... On passe devant de belles batisses , ecoles , on s'arrete devant l'eglise, grandiose, il faut l'avouer...et non sans s'etre arrete sur la place devant ou des gens "politise"... les atroupements de rues se font et se defont tres vite... ville "eclairee", je ne sais pas encore, mais ville ou on s'anime et ou aime debattre...
Au fur et a mesure des rues, rien de vraiment typique en termes d'architecture - seules vraiment la nourriture (pas super equilibree), les jus de fruits (enormissimement bons !!!!!), et quelques boutiques de souvenirs nous rappellent qu'on est au Bresil... J'ai meme droit a un premier cadeau, des havainas que je vais user par la suite bien fierement (pour les nons initie(e)s, dont je fais partie, ce sont des claquettes...comme quoi, on en apprend tous les jours)..
Quelques beaux batiments se demarquent mais rien de plus..on va meme aller dans un grand centre commercial mais rien d'exceptionnel... La nuit se profile, la fatigue du premier jour est la, et le quartier etant un peu moyen moyen, on decide d'etre sage (pour cette fois-ci).
Le lendemain, c'est un autre quartier auquel on s'attele: grand espace vert et au milieu (coule une riviere,...mais non !!!) s'etalent des musees divers et varies. C'est en fait un en particulier qui nous a amene ici car il realise une expo sur..."Le Petit Prince" de St Exupery...clin d'oeil entre nous deux...et grand bonhomme que ce St Exupery, qui a marque l'histoire ici aussi, en Amerique du Sud... Tres tres populaire, tres connue cette oeuvre, j'aurai l'occasion d'en discuter plus tard en Argentine aussi !!!
C'est donc la tete dans les etoiles et avec un coeur d'enfant (ou seulement d'adulte qui continue de croire que les choses peuvent etre simples ...)qu'on s'est evadees... Bon,, pour redevenir terre a terre, on n'a pas trop compris grand chose aux commentaires en portugais sur St Exupery mais comme on est des filles "eclairees", on connaissait deja (un peu) son histoire.. on a juste essaye de lire en diagonale... bon ca va, je vous entends deja !!!
La journee passe vite et on la termine en allant dans un autre quartier, soit disant anime et bcbg... Bcbg c'est sur, anime, ca c'est autre chose... En meme temps, faut dire qu'il font leur plan de ville a l'envers..comment voulez vous trouver une rue, si vous croyez au nord alors que vous allez au sud... ??? Si, si, je vous jure...premiere fois qu'on voit ca... tordus les plans dans cette ville...
Du coup, on y passera tres rapido, juste le temps de boire un verre et de repartir... Et oui, des le premier soir, on a decide avec la miss de decoller d'ici plus rapdement que prevu..les premieres impressions etant mitigees, on ne veut pas perdre de temps et on prefere aller la ou on pense trouver mieux,...
Sao Paulo
La miss va donc decouvrir ma gestion du temps a la minute pres..c'est bien ca ! Timing serre pour attraper le bus qu'on s'est reserve mais j'ai confiance, lol....Ici le temps devient une variable secondaire dans mon emploi du temps, je reconnais..
On arrive donc a prendre notre bus dans les temps et on se prepare a vivre notre premiere longue nuit en bus qui nous emmene a la limite sud du Bresil. Direction la frontiere avec l'Argentine, et les Chutes d'Iguazu..classees au Patrimoine mondial de l"Unesco.
Environ 15 heures plus tard, on debarque a Foz do Iguazu, derniere ville avant la frontiere... Ca y est le parc nous tend les bras.. On se restaure dans la minuscule gare routiere, on reflechit a se delester du gros sac a dos pour aller se faire dans l'apres midi la visite de la partie Bresilienne du site. Et oui, tous les guides conseillent 2 jours, un pour la partie bresilienne, un pour la partie argentine.
On s'attaque donc a la partie bresilienne apres halte a l'aeroport pour faire garder nos sacs (soit disant le plus pres et le plus pratique pour nous - on compte en effet passer la frontiere en fin d'apres midi, dormir en Argentine et demarrer le lendemain tranquille pour la visite des chutes cote Argentin..0 Complique tout ca ? mais non, juste le timing a gerer... ).
On arrive donc au site et la, c'est l'emerveillement a chaque point de vue.. On est un peu canalise sur un chemin (trop) bien balise mais c'est exceptionnel quand meme. Les qualificatifs manquent..grandiose, superbe, unique, epoustoufflant... je ne saurais trouver les mots suffisant. Les chutes cote bresilien offre une vue d'ensemble du site (ET C'EST PAS PEU DIRE!!), tandis que le cote argentin nous offrira la force, la puissance (et la gloire...mais non...ah les accros de serie tele)...
C'est environ 3 heures de ballade (tres balisee, en fait) mais c'est beau et on entend sans arret le cliquetis de nos appareils photo...on n'en finit plus de prendre et de reprendre des photos du site, de nous, .... ah ...La fin du site nous offre un autre panorama d'ensemble au plus pres des chutes et donc avec toute l'humidite qui va avec... Autant dire qu'on en revient trempee...mais il faut chaud, c'est l'ete et c'est beau... donc le reste importe peu...
Un tres tres joli moment...enormement de photos et proportionnellement, je dirais, moins de commentaires, mais je vous assure, les photos parleront d'elles memes...
Les Chutes d'Iguazu, cote Bresilien
Autre version , pour le plaisir...
C'est donc sur une note humide que je termine le Bresil a deux pour s'en aller passer la frontiere. Derniere anecdote, derniere etape bresilienne...apres avoir recupere nos sacs a dos a l'aeroport, on prend un bus qui nous depose un peu plus loin..pour attraper un autre bus qui passe la fontiere..Il est plus de 18h30, voire 19h et apres s'etre apercue qu'on etait dans le mauvais sens, on arrive tant bien que mal a prendre notre cheval du jour..
Celui-ci nous arrete a la frontiere pour faire aposer le tampon de sortie du territoire, ne nous attend pas...et nous voila a patienter pour choper le dernier bus qui doit nous amener dans la ville toute proche a 4 kms plus loin.
La nuit est deja tombee, il est plus de 20h et va patienter jusqu'a ...21h..voire plus...jusqu'a ce que le dernier bus nous passe devant, sur une autre file, sans s'arreter... HOURRA...l'Argentine s'annonce haute en couleurs !!!!!!!!!!
La fatigue, un peu d'agacement aussi, commence a pointer son nez..je propose, un peu imprudemment, de marcher les 4 kms...apres tout: on est juste a la frontiere argentine avec le Paraguay juste a cote, dans la nuit presque noire... et on est juste 2 filles, fatiguees de surcroit, et chargees chacune d'un sac a dos enorme...alors pourquoi pas...!!! ( mais non, je ne suis pas inconsciente..juste un peu trop temeraire parfois... doux euphemisme me direz-vous)
Ma petit Vivi me fait gentiment comprendre que l'idee n'est pas la meilleure que j'aie eue et qu'elle prefere une autre solution appelee Taxi !!! Nous voila donc a essayer pendant 20 bonnes minutes a essayer d'arreter un taxi mais ils sont tous pleins... Finalement, on en chope un avec l'aide des gardes du poste frontiere..
Le taxi nous depose 3 kms plus loin pour le poste frontiere argentin (formalites obligent..) et s'en va...Et oui, re re re................
On attend un autre taxi et 10 min plus tard, un autre taxi nous emmene enfin a bon port, apres avoir legalise notre entree sur le sol argentin... Quelques peripeties bancaires nous attendent..j'avais oublie de vous dire qu'on avait plus un seul real bresilien pour payer, pas encore de peso argentin... On va donc decouvrir avant de se coucher que Mastercard n'est pas le meilleur reseau bancaire pour 'Argentine...
Heureusement ma petite visa doree a point va se faire un plaisir de chauffer un peu ...et c'est parti !!!!!!!!!!!!
Enfin, aux alentours de 22 ou 23h, on arrive a l'auberge pour un repos bien merite.... Les voyages forment la jeunesse, dit-on ? Je vais rester jeune eternellement , je crois.,......YES !!!!!!!!!!!!!!
Viva Argentina......Bienvenue ma belle et precieuse Vivi... Je t'attendais pour vivre cette aventure, elle commence fort.. merci merci merci de m'offrir ca aussi..., je t'adore...ne l'oublies pas,.......
lundi 14 décembre 2009
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Le Brésil, Typique et Pitoresque !!!! on est fasciné, quand on lis tes récits pleins d'explications ; c'est comme si on y était: Salvador de Bahia;Cachoera;Sao Félix;Copacabana; Le Pin de Sucre;Le Corcovado; Le Stade Maracana (Un des plus grand stade du Monde);La visite de Sao Paulo avec VIVI; et les fameuses chutes D'Iguazu.
RépondreSupprimerQue d'aventures, avec des souvenirs pleins les Yeux et dans la tête.
Nous sommes emmerveillés et très fiers de toi.
Nous t'aimons très fort.
GROS GROS BISOUS de tes Parents.
DAD ET MUM
Toujours un vrai plaisir de lire les fabuleuses aventures jalonnant ton parcours. Tu dois avoir des mollets d'enfer !
RépondreSupprimerLe Brésil est déjà loin pour toi mais moi, je suis restée sous le charme du Corcovado et d'Iguacu; j'attendrai donc bien patiemment de lire la suite : Argentine et Patagonie, etc.
Méfies-toi des cactus & très gros bisous
Salut Stéf,
RépondreSupprimerc'est avec autant d'impatience et d'envie que je lis tes aventures. Les prochaines sont à 2 après ta soeur, ce sera vivi. Vous allez vivre des choses énormes en commençant par les chutes d'Iguazu. Je sais que tu vas profiter de ces moments avec vivi mais n'oublies pas que nous sômmes en france dans le froid et l'humidité et que tes aventures nous réchauffent. Je suis impatiente de lire la suite de vos aventures.
Gros bisous et profites de tout.